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IGF-1 : définition, rôle et lien avec la longévité

IGF-1 : définition, rôle et lien avec la longévité

Publié : 13 Juil. 2026
Mise à jour : 24 Juil. 2026

ℹ️ Informations - Cette définition a une vocation informative et ne remplace pas un avis médical individualisé.

Définition

L'IGF-1 (insulin-like growth factor 1, ou facteur de croissance analogue à l'insuline de type 1) est une hormone dont la structure ressemble à celle de l'insuline. Elle est produite en grande partie par le foie, sous l'effet de l'hormone de croissance (GH). L'IGF-1 relaie une bonne partie des actions de la GH sur les tissus : c'est un messager central de la croissance et du renouvellement cellulaire [3].

Mécanisme biologique

En se fixant sur son récepteur, l'IGF-1 active une voie de signalisation (PI3K/Akt) qui stimule la fabrication des protéines, la prolifération des cellules et leur survie. Cette même voie active mTOR et met en pause l'autophagie, le recyclage cellulaire. L'IGF-1 favorise donc la construction des tissus, notamment du muscle et de l'os, mais un signal élevé et prolongé oriente aussi les cellules vers un mode « croissance » plutôt que « réparation » [3].

Pourquoi c'est important pour la longévité

Le rôle de l'IGF-1 dans le vieillissement est réel mais ambigu. Chez l'animal, un axe GH/IGF-1 réduit s'accompagne d'une durée de vie plus longue [1]. Chez l'humain, une étude portant sur des personnes d'exceptionnelle longévité a observé qu'un taux d'IGF-1 plus bas était associé à une meilleure survie, en particulier chez les femmes [2]. L'inverse existe aussi : un IGF-1 trop bas est lié à la perte musculaire (sarcopénie) et à la fragilité. La recherche récente décrit donc un équilibre à trouver plutôt qu'un principe « plus bas, mieux c'est » [4].

Ce qui influence l'IGF-1

Selon la recherche, plusieurs facteurs modulent le niveau d'IGF-1 :

  • l'apport en protéines et l'état nutritionnel global ;
  • le jeûne et la restriction calorique, qui tendent à l'abaisser ;
  • l'activité physique et le sommeil, qui interagissent avec l'axe GH/IGF-1.

Ces liens sont étudiés mais complexes, et il n'existe pas de cible universelle. Un taux d'IGF-1 ne s'interprète qu'avec un professionnel de santé, dans le cadre d'un bilan complet.

Sources scientifiques

  1. Bartke A. "Impact of reduced insulin-like growth factor-1/insulin signaling on aging in mammals: novel findings" Aging Cell 2008;7(3):285-290 (PMID 18346217)
  2. Milman S, Atzmon G, Huffman DM, et al. "Low insulin-like growth factor-1 level predicts survival in humans with exceptional longevity" Aging Cell 2014;13(4):769-771 (PMID 24618355)
  3. Junnila RK, List EO, Berryman DE, et al. "The GH/IGF-1 axis in ageing and longevity" Nat Rev Endocrinol 2013;9(6):366-376 (PMID 23591370)
  4. Vitale G, Pellegrino G, Vollery M, Hofland LJ. "Role of IGF-1 system in the modulation of longevity: controversies and new insights from a centenarians' perspective" Front Endocrinol 2019;10:27 (PMID 30774624)

Voir aussi